Simulateur d'allocation chômage (ARE)

Estimez en quelques clics le montant de votre allocation chômage (ARE), brut et net, la durée de vos droits et la date de votre premier versement. Le calcul applique les règles de l’assurance chômage en vigueur, y compris la réforme de la rupture conventionnelle du 1er septembre 2026.

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Simulateur d'allocation chômage (ARE)

Étape 1 sur 4

1Votre fin de contrat

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Avertissement

Ce simulateur est en beta version. Il fournit une estimation indicative de vos droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Il se base sur les informations que vous saisissez et sur les règles de l’assurance chômage en vigueur à la date de sa dernière mise à jour (octobre 2026). Les résultats n’ont aucune valeur juridique ni contractuelle et n’engagent ni France Travail, ni Howard Avocats. Seule France Travail détermine vos droits définitifs, après examen de votre dossier et des attestations de vos employeurs. Certaines situations particulières ne sont pas prises en compte (cumul avec une activité, rechargement des droits, arrêts maladie, régimes spécifiques…). Cette simulation ne constitue pas une consultation juridique.

Comment utiliser le simulateur ARE

Comment utiliser le simulateur ARE

Le simulateur vous demande d’abord trois informations : la date de fin de votre contrat, votre salaire brut mensuel moyen et le motif de la rupture. Il affine ensuite le calcul avec votre âge, votre temps de travail et, le cas échéant, les indemnités perçues au départ. Vous obtenez une estimation de votre allocation journalière et mensuelle, de la durée maximale d’indemnisation et de la date du premier jour indemnisé, avec le détail de chaque étape du calcul.

Gardez sous la main vos bulletins de salaire des 24 derniers mois (36 mois si vous avez 55 ans ou plus) et, en cas de rupture conventionnelle ou de licenciement, le montant de vos indemnités de rupture et de congés payés.

Qui a droit à l’allocation chômage (ARE) ?

Pour percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi, vous devez remplir quatre conditions :

  • Avoir perdu involontairement votre emploi : licenciement, fin de CDD ou de mission d’intérim, rupture conventionnelle homologuée, ou démission considérée comme légitime.
  • Avoir suffisamment travaillé : au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures, au cours des 24 derniers mois. Cette période est portée à 36 mois si vous avez 55 ans ou plus à la fin du contrat.
  • Être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail et rechercher activement un emploi.
  • Résider en France et ne pas avoir atteint l’âge de la retraite à taux plein.

Primo-entrants : depuis le 1er avril 2026, si vous n’avez pas été indemnisé par l’assurance chômage au cours des 20 dernières années, 5 mois de travail suffisent (108 jours ou 758 heures). La durée minimale d’indemnisation est alors de 5 mois (152 jours).

Comment est calculé le montant de l’ARE ?

Étape 1 : le salaire journalier de référence (SJR)

France Travail additionne les salaires bruts perçus pendant la période de référence (primes incluses, hors indemnités de rupture). Il divise ensuite ce total par le nombre de jours calendaires de la période. Les jours non travaillés ne comptent que dans la limite de 70 % des jours travaillés, ce qui concerne surtout les personnes qui enchaînent des contrats courts.

Étape 2 : l’allocation journalière brute

On retient le plus élevé des deux montants suivants :

  • 40,4 % du SJR + 13,18 € (partie fixe) ;
  • 57 % du SJR.

L’allocation ne peut pas être inférieure à 32,13 € brut par jour. La partie fixe et ce minimum sont réduits au prorata si vous travailliez à temps partiel. Ces montants n’ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026 et restent en vigueur.

Étape 3 : le montant mensuel

Depuis le 1er avril 2025, l’ARE est versée sur une base de 30 jours par mois, quel que soit le mois.

Exemple : salarié de moins de 55 ans, à temps plein, payé 3 000 € brut par mois pendant 24 mois.

  • SJR : 72 000 € ÷ 730 jours = 98,63 €.
  • Formule 1 : 40,4 % × 98,63 + 13,18 = 53,03 €.
  • Formule 2 : 57 % × 98,63 = 56,22 €.
  • On retient la plus avantageuse : 56,22 € brut par jour, soit environ 1 687 € brut par mois.

Du brut au net : quels prélèvements ?

Trois prélèvements peuvent s’appliquer sur l’allocation brute :

  • une retenue de 3 % du SJR pour la retraite complémentaire ;
  • la CSG ;
  • la CRDS.

La CSG et la CRDS sont réduites ou supprimées lorsque l’allocation brute est inférieure au Smic journalier, ou lorsque leur prélèvement la ferait passer sous ce seuil. Elles dépendent aussi de votre revenu fiscal de référence. En pratique, lorsque seule la retenue retraite s’applique, l’allocation nette représente environ 94 à 95 % du brut. Le simulateur applique ces règles selon votre situation.

Combien de temps serez-vous indemnisé ?

La durée d’indemnisation dépend du nombre de jours travaillés pendant la période de référence. Chaque jour travaillé ouvre droit à 0,75 jour d’indemnisation, en raison d’un coefficient de réduction de 25 %. La durée ne peut pas être inférieure à 6 mois (182 jours) et elle est plafonnée selon votre âge à la fin du contrat :

Âge à la fin du contrat Durée maximale Après une rupture conventionnelle (depuis le 1er septembre 2026)
Moins de 55 ans 18 mois 15 mois
55 et 56 ans 22,5 mois 20,5 mois
57 ans et plus 27 mois 20,5 mois

Le coefficient de réduction de 25 % s’applique tant que le taux de chômage reste inférieur à 9 % et n’augmente pas fortement d’un trimestre à l’autre. S’il était levé, les durées seraient allongées.

Rupture conventionnelle : ce qui change depuis le 1er septembre 2026

Pour toute rupture conventionnelle individuelle dont le contrat prend fin à partir du 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation est réduite. En métropole, elle passe à 15 mois avant 55 ans et à 20,5 mois à partir de 55 ans. En outre-mer, elle est de 20 mois avant 55 ans et de 30 mois au-delà.

C’est la date de fin du contrat qui compte, pas la date de signature de la convention. La rupture conventionnelle collective n’est pas concernée.

Si vous négociez une rupture conventionnelle, intégrez cette baisse dans votre calcul : quelques mois de droits en moins peuvent justifier de demander une indemnité de départ plus élevée. En savoir plus sur la négociation d’une rupture conventionnelle.

Quand arrive le premier versement ?

L’allocation ne démarre pas le lendemain de la fin du contrat. Trois délais s’additionnent :

  • Le différé congés payés : il correspond à l’indemnité compensatrice de congés payés divisée par le SJR. Il est plafonné à 30 jours.
  • Le différé spécifique : il s’applique à la part des indemnités de rupture qui dépasse le minimum légal (indemnités « supra-légales »). Ce montant est divisé par 111,8 en 2026 pour obtenir un nombre de jours. Le différé est plafonné à 150 jours, ou 75 jours en cas de licenciement économique.
  • Le délai d’attente de 7 jours.

Une indemnité de rupture négociée au-delà du minimum légal peut ainsi décaler votre premier paiement de plusieurs mois. Ce décalage ne réduit pas la durée totale de vos droits. Le simulateur vous donne la date estimée du premier jour indemnisé.

La dégressivité : pour qui ?

Si votre salaire journalier de référence dépasse 159,68 €, soit environ 4 857,81 € brut par mois en moyenne, et que vous avez moins de 55 ans à la fin du contrat, votre allocation baisse de 30 % à partir du 7e mois d’indemnisation. Elle ne peut toutefois pas descendre sous 92,57 € brut par jour.

Les limites de la simulation

Le résultat est une estimation fondée sur les informations que vous saisissez. Seule France Travail fixe vos droits définitifs, après étude de votre dossier et de vos attestations employeur. Certaines situations ne sont pas modélisées :

  • le cumul avec une reprise d’activité ;
  • le rechargement des droits ;
  • les arrêts maladie pendant la période de référence ;
  • les pensions d’invalidité ou de retraite ;
  • les régimes particuliers (intermittents du spectacle, fonction publique).

Questions fréquentes

Le simulateur ARE est-il fiable ?

Il applique les formules et barèmes officiels en vigueur à la date de fin de votre contrat. L’écart avec le montant réel vient surtout du salaire saisi : une moyenne approximative, des primes oubliées ou des périodes non travaillées.

Quel est le montant minimum du chômage en 2026 ?

32,13 € brut par jour, soit environ 964 € brut par mois pour un ancien salarié à temps plein.

Touche-t-on le chômage après une démission ?

En principe non. Il existe deux exceptions : la démission considérée comme légitime (par exemple pour suivre votre conjoint qui déménage) et la démission pour un projet de reconversion professionnelle validé au préalable.

La rupture conventionnelle donne-t-elle toujours droit au chômage ?

Oui, si elle est homologuée. En revanche, la durée d’indemnisation est réduite pour les contrats qui prennent fin depuis le 1er septembre 2026.

Quand faut-il s’inscrire à France Travail ?

Le plus tôt possible après la fin du contrat, car l’indemnisation ne peut pas commencer avant votre inscription. Vous disposez de 12 mois après la fin du contrat pour faire valoir vos droits.